D'où est venue l'idée de ce coussin en feutre naturel du Népal?
Dungha est né d’une idée simple, entendue depuis l’enfance, et d’une matière découverte au Népal. Voici comment un galet de feutre de laine est devenu un rendez-vous de détente pour la nuque.
Un héritage
Mes deux parents ont été kinésithérapeutes. Depuis l’enfance, j’entends parler de posture, de prévention et de ces tensions du quotidien qui s’installent dans le dos et la nuque.
J’en ai retenu une idée simple : pour que le corps se relâche, il lui faut un bon appui. Ni trop mou, ni trop dur : un appui ferme et stable, qui accueille le poids de la tête et laisse les muscles lâcher prise.
La bonne matière, trouvée au Népal
Restait à trouver la matière. La mousse s’écrase, le bois est dur et froid, le plastique ne respire pas. C’est au Népal, au fil de mes voyages, que j’ai trouvé la réponse : le feutre de laine façonné à la main.
Le feutre est l’un des plus anciens textiles de l’humanité. Les nomades d’Asie centrale en couvrent leurs yourtes ; dans l’Himalaya, on en fait des tapis, des bottes et des couvertures pour affronter le froid. Dense, ferme et naturel, il garde sa forme sans s’affaisser.
Ce qui m’a aussi frappé, c’est la place de l’artisanat dans ce pays de montagnes. Les routes et les usines y restent rares : le travail fait main, du feutre fait vivre de nombreuses familles.
Un atelier partenaire à Katmandou
Après plusieurs voyages, j’ai noué un partenariat avec un atelier de Katmandou spécialisé dans le feutre de laine. Je m’y rends régulièrement pour suivre la fabrication et choisir les matières avec leur équipe.
L’atelier emploie surtout des femmes, formées au métier. Il est certifié sans travail des enfants ni travail forcé, et ses conditions de travail sont vérifiées lors d’inspections indépendantes.
Comment naît un galet
- La laine : 100 % laine vierge de Nouvelle-Zélande, dans ses couleurs naturelles, sans colorants ni solvants.
- Le feutrage : la laine est mouillée à l’eau chaude savonneuse, puis roulée et frottée à la main jusqu’à ce que les fibres s’enchevêtrent et forment un feutre dense.
- Le façonnage : chaque galet est mis en forme à la main, puis séché à l’air libre.
Chaque pièce est donc unique : de légères variations de forme et de teinte sont la signature du fait main.
Conçu en France, façonné au Népal
Le galet Dungha est né de cette rencontre entre une idée venue de mon enfance et un savoir-faire népalais. On s’allonge, la base du crâne posée sur le galet, et l’on s’accorde 5 minutes de détente pour la nuque.