Douleurs cervicales : de quoi parle-t-on ?

On parle de douleurs cervicales, ou de cervicalgie, pour désigner une douleur à l’arrière du cou. Elle peut venir des muscles, des tendons, des ligaments ou des articulations de la nuque.

C’est très fréquent : selon l’Assurance Maladie, environ deux personnes sur trois connaissent un épisode de douleur au cou au cours de leur vie. Dans la grande majorité des cas, il s’agit de douleurs dites « communes », sans maladie sous-jacente, qui s’apaisent en quelques jours à quelques semaines.

Pourquoi la nuque se crispe : le poids de la tête

Votre tête pèse environ 5 kg. Elle repose en équilibre sur un petit socle osseux presque plat : les premières vertèbres cervicales. Pour la tenir droite et stabiliser votre regard, les muscles profonds du cou travaillent en permanence, le plus souvent sans que vous vous en rendiez compte.

Quand la tête penche vers l’avant, ce travail augmente fortement. Une étude souvent citée (Hansraj, 2014) estime que la charge supportée par la nuque passe d’environ 5 kg tête droite à 12 kg lorsque la tête est inclinée de 15°, 18 kg à 30°, et jusqu’à 27 kg à 60° : l’inclinaison typique quand on regarde son téléphone.

Schéma : la charge sur la nuque passe de 5 kg tête droite à 12, 18 puis 27 kg quand la tête s’incline de 15, 30 puis 60 degrés

Maintenue longtemps, cette position fatigue les muscles qui tiennent la tête : ils se crispent et se raidissent, et la sensation de tension s’installe. Les muscles situés à l’avant du cou, eux, ont tendance à se raccourcir.

Plus une position est figée et répétée, plus les muscles qui stabilisent la tête se fatiguent. Pour comprendre ces mécanismes en détail : d’où viennent les tensions dans la nuque.

Les situations qui favorisent les tensions cervicales

Les douleurs cervicales communes ont rarement une seule cause. Plusieurs situations du quotidien entretiennent les tensions de la nuque.

Les écrans et le travail assis

Ordinateur, téléphone, tâches de précision : le regard fixé vers l’avant ou vers le bas maintient la tête en avant pendant des heures, sans pause. Nos conseils : mal au cou au travail, que faire ?

Le stress

Sous tension nerveuse, les épaules remontent et la nuque se crispe, souvent sans qu’on s’en aperçoive. Lire : douleurs cervicales et stress

L’âge et la sédentarité

Avec les années, le corps privilégie la stabilité au mouvement : les muscles profonds du cou, très sollicités pour tenir la posture, ont tendance à s’enraidir, d’autant plus en l’absence d’activité physique. Les vertèbres cervicales connaissent aussi une usure naturelle, l’arthrose, fréquente avec l’âge. Il n’est jamais trop tard pour bouger, à condition de le faire en douceur.

Le sport et les gestes répétés

Efforts répétitifs, sports asymétriques, gestes de précision des musiciens ou des artistes de cirque : la nuque est très sollicitée. À lire : douleurs cervicales et sport et musiciens, chanteurs, acrobates.

Que faire au quotidien pour détendre sa nuque ?

Pour les douleurs du cou communes, l’Assurance Maladie recommande de continuer ses activités en les adaptant, d’éviter les positions figées trop longtemps et les mouvements brusques, et de pratiquer la relaxation lorsque le stress entre en jeu. Voici des gestes simples à adopter :

  1. Faire des micropauses. Alternez les périodes d’écran avec quelques minutes de pause : levez-vous, regardez au loin, relâchez les épaules.
  2. Bouger lentement. Des mouvements doux et précis de la tête, sans forcer ni chercher l’amplitude maximale, pour entretenir la mobilité en sécurité.
  3. Respirer avec le ventre. Une respiration ventrale ample aide à relâcher le haut du corps, jusqu’à la nuque.
  4. Se poser en appui. Allongé sur le dos, jambes pliées, la tête posée sur un support ferme et stable : les muscles qui tiennent la tête peuvent enfin se relâcher. La pesanteur travaille pour vous.
Schéma : personne allongée sur le dos, jambes pliées, la base du crâne posée sur le galet

Dans tous les cas, écoutez votre corps : un exercice ne doit jamais être douloureux. Interrompez-le en cas d’inconfort.

Le galet Dungha : un appui pour 5 minutes de détente

C’est pour offrir cet appui que le galet Dungha a été conçu. En feutre de laine ferme, façonné à la main, il accueille la base du crâne et permet de relâcher les tensions de la nuque en position allongée, 5 minutes, dès que vous en ressentez le besoin.

Le galet Dungha n’est pas un dispositif médical : c’est un outil de détente et de bien-être, qui ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé. Ce n’est pas non plus un oreiller pour dormir : voir notre comparatif oreiller cervical ou coussin de détente.

Et si la gêne persiste plusieurs jours, n’hésitez pas à en parler à votre médecin.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre douleur cervicale et cervicalgie ?

Aucune : « cervicalgie » est le terme médical qui désigne une douleur à l’arrière du cou.

Combien de temps dure une douleur cervicale ?

Selon l’Assurance Maladie, les douleurs du cou communes passent généralement en quelques jours à quelques semaines. Si la douleur ne s’améliore pas après plusieurs jours, consultez votre médecin.

Le galet Dungha soigne-t-il les douleurs cervicales ?

Non. Le galet Dungha n’est pas un dispositif médical et ne remplace pas une prise en charge médicale. C’est un outil de détente : il offre un appui ferme pour relâcher les tensions de la nuque quelques minutes par jour.

Peut-on utiliser le galet sur un lit ?

Oui, sur un lit à plat comme au sol ou sur un tapis de yoga. Ce n’est pas un oreiller pour dormir : on l’utilise par séquences de 5 minutes.

Sources

Thomas Desmares

Fondateur de Dungha

Fils de deux kinésithérapeutes, Thomas Desmares a grandi avec l’idée qu’un bon appui aide le corps à se relâcher. Au fil de ses voyages au Népal, il a trouvé dans le feutre de laine façonné à la main la matière du galet Dungha, qu’il fabrique avec un atelier partenaire de Katmandou.

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Relu par Danièle Desmares, rédactrice.

Les conseils de cet article ne remplacent pas l’avis d’un professionnel de santé. En cas de douleur persistante, consultez votre médecin ou votre kinésithérapeute.